Dans son discours à la nation prononcé lundi soir, le Premier ministre a déclaré que le Canada manquait à ses obligations envers Juifs canadiens.
Notre communauté et l’ensemble des Canadiens ont entendu le Premier ministre reconnaître que antisémitisme revêt un caractère spécifique et grave, et qu’il exige une réponse ciblée.
Pourtant, ce message a été immédiatement remis en cause par l'annonce de la création d'un Conseil consultatif ministériel chargé de « lutter contre le racisme et la haine sous toutes leurs formes ».
La constitution et la composition de ce conseil suscitent de sérieuses inquiétudes.
Les nombreux articles parus dans les médias ont soulevé des questions préoccupantes quant à l'aptitude de certains membres à exercer leurs fonctions, notamment en ce qui concerne leur position vis-à-vis des organisations terroristes et leur soutien à des campagnes qui ont rendu les institutions publiques et les campus hostiles aux Juifs.
Le Canada n'a pas besoin d'une nouvelle étude. Nous connaissons les causes de cette haine, et les preuves sont accablantes.
Et nous dirons ce qui manquait dans le discours du Premier ministre : antisémitisme Canada est en grande partie alimenté par la haine anti-israélienne et antisioniste.
Trop souvent, les extrémistes se cachent derrière le prétexte de la « critique d’Israël », s’en servant comme d’un alibi pour justifier des comportements qui ne seraient jamais tolérés à l’encontre d’aucune autre communauté.
Il est inacceptable de diaboliser, de prendre pour cible ou d'exclure Juifs canadiens de notre lien profond avec Israël.
Et nous savons que la condamnation disproportionnée d’Israël par le Canada donne carte blanche aux extrémistes antisionistes qui s’en prennent aux Juifs.
Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, ce sont des mesures d'urgence pour faire face aux menaces qui pèsent sur notre communauté.
C'est pourquoi Fédérations juives adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour lui demander d'agir sans délai : nommer clairement le problème, faire respecter les lois en vigueur, lutter contre le terrorisme et la radicalisation, et mettre fin à la haine financée par l'État.
C'est le moment de faire entendre notre voix.
Rejoignez-nous pour adresser un message au Premier ministre : il est temps de prendre des mesures d'urgence pour protéger notre communauté.
