Déclaration du CIJA concernant l'élection d'Avi Lewis à la tête du NPD
Ottawa, Ontario– 29 mars 2026 – À la suite de l'élection d'Avi Lewis à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD), Rachel Chertkoff, vice-présidente principale chargée de l'engagement communautaire, et Richard Marceau, vice-président principal chargé des initiatives stratégiques et directeur juridique du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, ont publié la déclaration suivante :
« Aujourd’hui, le Nouveau Parti démocratique a élu Avi Lewis à sa tête. Nous en gardons un profond sentiment de tristesse. »
« L'oncle de Rachel s'était présenté aux élections provinciales sous la bannière du NPD en 1963. Il pensait, comme tant de Canadiens juifs sa génération, que la gauche démocratique était le refuge naturel d'une communauté qui avait subi des persécutions. Il est difficile d'imaginer qu'il reconnaîtrait ce parti aujourd'hui. »
« Tous deux, aux côtés d’autres militants juifs et alliés engagés, nous avons passé des années à dialoguer avec les dirigeants, le personnel et les membres du NPD. Nous nous sommes engagés de bonne foi et avons fait valoir que la protection Juifs canadiens la haine n’est pas une question partisane, mais fondamentale. L’espoir que nous avions de voir ces dirigeants revenir sur le droit chemin est désormais anéanti. »
« Le congrès de ce week-end a brutalement rappelé à quel point le parti s’est éloigné de ses racines en tant que porte-parole du Canadaclasse ouvrière et du Canadamouvement syndical du Canada. Canadiens juifs bâtir ce mouvement. Aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment de ne plus y avoir leur place.
À l’heure où antisémitisme atteint un niveau critique, le NPD est devenu un lieu hostile pour la grande majorité des Juifs canadiens souhaitent lutter pour des valeurs progressistes. 94 % des Juifs canadiens l’existence de l’État d’Israël, mais ont été écartés.
« Avi Lewis est lui-même juif, et nous respectons l’histoire de sa famille au sein de ce parti. Mais l’identité juive n’est pas un bouclier contre la responsabilité. Lorsqu’un dirigeant déclare que le sionisme est indissociable du nettoyage ethnique, il ne se livre pas à une critique politique légitime. Il dit Juifs canadiens un élément fondamental de leur identité est illégitime. C’est de l’exclusion. »
« À la veille de ce congrès, des rabbins de toute notre communauté ont lancé un appel clair. Ils ont averti que les membres juifs se sentent de plus en plus marginalisés, que l’antisionisme sert de prétexte à antisémitisme et que les espaces du NPD deviennent dangereux pour les Juifs et tous les Canadiens ayant des opinions modérées.
« Nous l’avons déjà dit et nous le répétons aujourd’hui : critiquer la politique du gouvernement israélien est légitime. Mais il existe une frontière entre la critique et la délégitimation systématique de l’identité juive. Cette frontière a été franchie à maintes reprises. Aujourd’hui, elle a de nouveau été franchie, sans aucune ambiguïté. »
« Nous demanderons des comptes à Avi Lewis, comme nous le faisons avec tous les responsables publics. »
« Mais nous ne ferons pas semblant de voir dans cette journée autre chose que ce qu’elle est réellement : une rupture douloureuse, qui s’est dessinée au fil des décennies, et qui a des conséquences dangereuses pour notre communauté et pour tous les Canadiens. »