Alors que le Premier ministre se rend à l'ONU, voici les enjeux

Hier, le Premier ministre Mark Carney a annoncé qu'il se rendrait à New York la semaine prochaine à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies.
Cette annonce intervient quelques jours seulement après que le Canada s'est associé à une initiative menée par le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, visant à annoncer son intention d'adopter une politique de sanctions économiques à l'encontre des Israéliens. Le Premier ministre Carney a déclaré qu'il coprésiderait une réunion à l'ONU avec ses homologues britannique et français afin de « faire avancer nos efforts et de poursuivre la paix ».
Le Canada met en œuvre une approche politique qu’il n’adopte à l’égard d’aucun autre pays démocratique au monde. Parallèlement, il renforce ses relations avec certains des pires régimes au monde, tout en contribuant à la stigmatisation et à l’isolement d’Israël.
Ce mois-ci, on a appris que le Canada avait repris ses pourparlers militaires avec la Chine et cherchait à resserrer ses liens économiques avec la Turquie. Il s’agit là de cette même Chine qui menace les Canadiens, s’ingère dans nos élections, persécute ses citoyens et déstabilise la région du Pacifique. Et il s’agit là de cette même Turquie qui vient de procéder à des arrestations massives de leaders LGBTQ+, la dernière d’une longue série de violations des droits de l’homme.
Le Premier ministre Carney a déclaré que « donner des leçons aux pays depuis l'étranger est une stratégie inefficace. Si telle est la politique du Canada, pourquoi Israël fait-il exception ? »
C'est précisément ce qui rend les réunions de l'ONU de la semaine prochaine si préoccupantes.
Il s'agit d'une organisation qui donne la parole à des régimes brutaux tout en ciblant systématiquement l'État juif. Selon UN Watch, entre 2015 et 2024, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté 173 résolutions contre Israël, soit plus du double des 80 résolutions adoptées contre tous les autres pays réunis.
Nous partageons l'objectif d'un avenir pacifique et sûr pour les Israéliens et les Palestiniens. Mais l'approche du gouvernement témoigne d'un dangereux deux poids deux mesures qui a de graves conséquences ici au Canada, où nos propres responsables de la sécurité nous alertent sur le fait que l'hostilité envers Israël est utilisée comme une arme contre les Canadiens.
Alors que le Premier ministre Carney se rend aux Nations Unies pour discuter de la recherche de la paix, le Canada devrait adopter une approche cohérente, constructive et fondée sur ses intérêts nationaux. Cela commence par l'équité — et par la fin du deux poids deux mesures à l'égard d'Israël.
Demandez au Premier ministre de mettre fin au deux poids deux mesures à l'égard d'Israël