Un mot de notre président | 12 juin 2022

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|12 juin2023
Un mot de notre présidente | Gail Adelson-Marcovitz

La semaine dernière, le président américain Joe Biden a lancé une stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme.

Il s’agit, dans les faits, d’un effort sans précédent et certainement d’un plan ambitieux et global d’initiatives visant à combattre la haine contre les Juifs. Cette stratégie reconnaît la montée alarmante de l’antisémitisme et l’incidence de ce dernier sur l’ensemble de la société. Ce plan exige des plateformes de médias sociaux de réglementer le contenu haineux publié par leurs abonnés en plus d’encourager les efforts visant à sensibiliser la population à ce fléau, en particulier dans les écoles et sur les campus.

En tant que nous au Canada nous l'avenir vers notre grande entreprise sur le sujet, le antisémitisme: Conférence "Faire face, lutter" (Face It, Fight It) en octobre, ce que pouvons nous apprendre de l'expérience américaine?

La stratégie des États-Unis est globale et est axée sur l’éducation. Elle tient compte de quatre grands piliers de préoccupation et comprend 100 nouvelles mesures promises par l’administration pour d’une part sensibiliser la population à l’antisémitisme et à la menace que celui-ci représente pour la démocratie, et d’autre part pour protéger les communautés juives, enrayer la normalisation de l’antisémitisme et établir des ponts entre les communautés.

Elle prévoit une collaboration et un partenariat à grande échelle dans la lutte contre la haine et demande la coopération du Congrès, des gouvernements locaux et des organisations de la société civile ainsi que du secteur privé.

Cette stratégie n’est pas parfaite et il reste à la mettre en œuvre. Comme chacun le sait, tout est dans les détails. Elle reconnaît tout de même le fléau de la haine contre les Juifs et présente un plan global pour freiner sa croissance insidieuse.

Des groupes juifs de toutes les sphères de la société n’ont pas tardé à critiquer la stratégie.

  • Celle-ci adhère – sans toutefois l’adopter définitivement – à la définition de l’AIMH et ouvre la voie à la possibilité que le document NEXUS et d’autres définitions encadrent la discussion et guide les plans d’action.
  • Elle n’établit pas de lien entre l’antisionisme et l’antisémitisme.
  • Elle ne donne que des exemples d’antisémitisme d’extrême droite et passe sous silence la haine de la gauche contre les Juifs.
  • Elle reconnaît d’autres formes de discrimination et d’autres groupes visés, ce qui, malgré qu’il soit important d’en tenir compte, détourne l’attention ou atténue l’importance de l’antisémitisme.
  • Elle met trop l’accent sur l’enseignement de l’Holocauste et exclut d’autres programmes scolaires tout aussi importants.
  • Elle a été élaborée en consultation avec des organisations telles que le Council on American-Islamic Relations (CAIR), qui soutient le terrorisme et l’antisémitisme.

S’agit-il donc d’une stratégie foncièrement imparfaite et d’un échec lamentable, ou bien d’un pas de géant dans la bonne direction?

Chose certaine, cette stratégie reconnaît l’existence d'une tendance dangereuse et insidieuse, qui donne le ton et crée des attentes. Elle rejette fermement la « normalisation » de la haine contre les Juifs. « Le venin et l’atrocité de l'antisémitisme ne feront pas partie de l’histoire de notre époque », a promis M. Biden.

Cela peut paraître surprenant, mais bon nombre des initiatives et des programmes décrits dans le document de stratégie de l’administration Biden ont été adoptés au Canada.

  • Le gouvernement Trudeau adhère entièrement et inconditionnellement à la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (AIMH), tout comme plusieurs gouvernements provinciaux, municipalités et établissements publics.
  • Le gouvernement fédéral a modifié le Code criminel pour y inclure explicitement le négationnisme comme une infraction criminelle.
  • Le gouvernement fédéral a également fait de l’antisémitisme un élément central de sa stratégie de lutte contre le racisme et a ajouté des dispositions à son processus d'octroi de subventions afin que toute personne ou organisation qui fait la promotion de l’antisémitisme n’ait plus jamais accès à des fonds publics.
  • L’étude de l’Holocauste est obligatoire dans les programmes scolaires de plusieurs provinces, notamment à l’échelle du réseau scolaire public de l’Ontario.
  • Les données sur les crimes haineux sont recueillies d’un bout à l’autre du pays, et des programmes de formation sur l’application de la loi ainsi que des unités policières luttant contre les crimes haineux sont mis en place dans plusieurs provinces.
  • Le Programme de financement des projets d'infrastructure de sécurité pour les collectivités à risque (PFPIS) a été amélioré et plusieurs programmes provinciaux complémentaires ont été établis.

Il ne s’agit certainement pas d’une liste exhaustive, mais ces initiatives indiquent que des efforts véritables et sérieux sont déployés pour s’attaquer au problème.

Or, il manque toujours un rejet complet de l’antisémitisme sous toutes ses formes, ses manifestations, et sous toutes ses apparences malicieuses.

Pour moi, le temps est maintenant. We devons tous élever nos voix, nous devons chacun exprimer notre préoccupation, et nous tous devons nous ensemble - à Ottawa le octobre 16 et 17 octobre à la première-jamais antisémitisme: Affrontez-le, Combattre combattre Conférence.

Apprenez-en davantage sur ce virus tenace en évolution constante et sur son incidence sur la démocratie et sur l’ensemble de la société. Comprenez mieux l’environnement changeant des campus à l’échelle du pays et l’impact de l’action ou de l’inaction des plateformes de médias sociaux. Examinez le lien entre l’antisionisme et l’antisémitisme et sur la façon dont celui-ci est exploité pour délégitimer l’État d’Israël et nier son droit d'exister. Rencontrez vos élus et faites-leur part de vos points de vue. Apprenez comment vous pouvez contribuer à cette lutte.

Les membres de la communauté me demandent souvent ce qu’ils peuvent faire et comment ils peuvent aider. Voici comment.

Inscrivez-vous dès maintenant sur le site www.fightit.ca L’inscription constitue une première étape importante pour chacun de nous. C’est une occasion que nous ne pouvons nous permettre de rater.

Gail Adelson-Marcovitz
Présidente nationale

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